
Le blé coule son lait
dans les pots du palais
Son flot est à l'été
le jus précieux des mets
Où nous sommes allaités
des seins de Baphomet
Pour aimer il faut tuer la mort
Pour aimer il faut être un seul corps
I'idéal est un éclair solitaire.
Il est le temps en même temps.
Il est l'Amour chaque jour.
Le soleil dans leur oeil
N'en est rien de pareil.
La vie c'est la belle chair et le pain
la vérité quel qu'en soit le chemin
je sais pourquoi j'aime les roses
Mon passé morose fera demain la prose
N'en est rien de pareil.
La vie c'est la belle chair et le pain
la vérité quel qu'en soit le chemin
je sais pourquoi j'aime les roses
Mon passé morose fera demain la prose
Le temps passait et le mauvais oeil
passif ne faisait rien.
passif ne faisait rien.
Cela se contentait de rêver et d'envier
le beau sexe qui perplexe,
voulant sans cesse, plaire, à Lune,
et craignait de déplaire l'autre
fini par être sujet de rancune.
fini par être sujet de rancune.
L'idéal est si clair
qu'il habite le silence.
L'écho est en son âme
quand s'avouera le chant
L'idéal est éclair
dans ton innocence
tendre sera flamme
quand soupirera le chant
lorsqu'on la chante:
on exprime le temps
le temps qui dans ses mains
veut faire et parfaire
ses pieds qui vont nulle part
voyage seul en son par
sur son chemin il seme la vie
il cherche la vérité
Pour voir la liberté
Bergers et bergère
qui menez le troupeau
L'idéal est dans l'air pour qui garde silence.
L'écho sera sa dame quand s'avouera le chant
son coeur est un royaume
dans ton coeur bergere
ton coeur porte l'arome
du divin mystère
tes yeux sont des colombes
ou le st dieu se pose
jamais le jour ne tombe
ou ton esprit repose
tes lèvres chantent le verbe
qui sortant du silence
chante la pierre l'herbe
annonce tes séquences
un peu de romarin
qu'il me prenne la main
un peu de rose
de s'embrasser qu'on ose
la feuille de charme
m'initie au beau jour
me conquiert à son charme
et m'enseigne l'amour

La fée que tu vois au printemps
est la fleur qui fait naitre tes reves
elle séme des roses autant que l'innocence
elle dessine dans ton coeur des chevaliers dociles
et dont la mélodie souffle le vent tranquille
La fée que tu vois au printemps fait naître des saisons
c'est la race que la terre ne rencontre que dans les nuits perdues
elle devait être vrai que tu y noye ta confiance
mais elle n'est jamais fausse
Lorsqu'elle traverse l'autre coté des rêves
Et le temps, sur son temps
en Éden a commis le chaos
Quand l'amour a fait l'amour
à sa chair
et que le soleil a écclipsé la lune
la luxure à la luxure
paye son tribut à la nature
et la sainteté à l'honneur
du pur esprit
en Éden a commis le chaos
Quand l'amour a fait l'amour
à sa chair
et que le soleil a écclipsé la lune
la luxure à la luxure
paye son tribut à la nature
et la sainteté à l'honneur
du pur esprit
passif ne faisait rien
le temps passait, éternellement
qui voit passer le temps sinon l'oeil d'ennui?
honorons du soleil l'héritage de la lune
honorons le soleil quand la lune
tranquile dort en ses bras
honorons de chacune
le trésor scellé
Je te crois ô Magie
Bleu le feu de l'esprit
au matin des temps
Voyageant dans la nuit qui l'enchante
Un jour, le soir conçoit une larme
Un soir, le jour déçoit le charme
Il y a des mains qui inventent
Il y des coeurs qui le chantent.
La foi des fées
Le blé coule son lait
dans les pots du palais
Son flot est à l'été
le jus précieux des mets
Où nous sommes allaités
des seins de Baphomet
Bergères, soyons reconnaissantes
des fruits de ces palais
dont les âmes étrangères et inconcientes
usent comme des galets
ne soyont pas comme ceux
qui méprisent la science
a trop perdre leurs yeux
aux prix de dépendance
s'y perdent dans ces lieux
Elle leur donne a boire
un venin dont la foire
s'associant au vin
fait rever de devin
ils la confondent avec leur honte
tandis que elle dans sa ponte
leur tete, elle la ressere
par le trou de l'étau
faisons notre part sorcieres
des coups de nos marteaux
marteau de chair, marteau de corps
tapent dans nos culs tapent encore
marteau de chair marteau de corps
tapent dans nos cul tapent plus fort
Le blé coule son lait
dans les pots du palais
Son flot est à l'été
le jus précieux des mets
Où nous sommes allaités
des seins de Baphomet
